LEXIQUE DES TERMES SPÉCIALISÉS

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Vous trouverez ci-après dans l'ordre alphabétique toutes les informations importantes sur des expressions liées aux secteurs assainissement, rénovation, isolation thermique, crépi, peinture, carrelage et étanchéité.


Absorption capillaire

Désigne la capacité d’absorption d’un support. En général l’ab­sorption capillaire (coefficient w) est exprimée, accompagnée d’un chiffre ou d’un nombre (le plus souvent w24) indiquant la quantité d’eau adsorbée durant 24 heures de durée d’essai.

Algues (prolifération)

Peuvent se retrouver sur pratiquement tous les supports. Les algues en tant que micro-organismes naturels, font partie de notre environnement. Pour leur croissance, elles ne nécessitent aucune substance organique. De la lumière, du dioxyde de carbone (CO2) et une humidité en suffisance, leur assurent un cycle de vie complet en laissant à la fin, un substrat propice au développement d’autres micro-organismes. Les mesures préventives en vue de réduire leur développement : toutes mesures constructives per­mettant de conserver sèches les surfaces construites ; respecter les distances de plantation, ainsi que les règles de mise en œuvre des matériaux. Utiliser des finitions additionnées d’un complément algicide / fongicide combiné à longue durée d’action.

Antique (crépi fibreux)

Type de crépi pour des structures créatives et décoratives. Ren­forcé de fibres, le crépi antique ne donne pas de fissuration en présence de structures d’épaisseurs variables. Applicable sur iso­lation extérieure sous certaines conditions.

Biocide

Terme général recouvrant tous les types d’agents de conservation des films organiques appliqués ou des produits aqueux stockables en pots, boites ou bidons. Il s’agit d’agents chimiques simples ou combinés capables de combattre les micro-organismes comme p. ex. les bactéries, les levures, les champignons et les algues.

Capacité respiratoire

Respirer et une fonction active, indispensable à la vie. Les parois ou les façades ne peuvent pas respirer, bien que cela soit souvent faussement exprimé comme tel. En fait, il est souvent fait allusion à la capacité qu’offre une paroi à laisser diffuser de la vapeur d’eau, sans pourtant provoquer des condensations, des gonfle­ments ou autres apparitions négatives. Par l’application d’un sys­tème de crépi MARMORAN, la capacité de diffuser la vapeur d’eau d’une paroi ne va pas être empêchée, car les systèmes sont très perméables à la diffusion. L’application d’une isolation extérieure n’agit pas sensiblement en réduisant la diffusion de vapeur. La ca­pacité de diffusion nécessaire n’est pas restreinte.

Coefficient de résistance à la diffusion µ

Indique le rapport entre l’étanchéité à la vapeur d’une couche de matériau et celle d’une couche d’air de même épaisseur, à une température donnée. Avec cette valeur un matériau peut se com­parer à d’autres matériaux en faisant abstraction de chacune de leurs épaisseurs.

Conductivité thermique

(Lambda, minuscule) est une valeur thermophysique caractérisant le transfert de chaleur par conduction à l’intérieur d’un matériau. Cette valeur dépend de la densité et de la teneur en humidité du matériau. La température de mesure lors de la détermination ne joue qu’un rôle secondaire dans la quali fication. En général, les matériaux denses (tels que l’acier) ont un . élevé, alors que les lé­gers et poreux (isolants) ont un . faible. Avec une humidité crois­sante la conductivité augmente. Une maçonnerie humide perd sensiblement de sa valeur isolante.

Couche d’apprêt

Couche de fond

Couche de fond

Couche d’apprêt, p. ex. fond MARMORAN G111, G 210, G 710, etc. destinée à améliorer l’adhérence, tout en réduisant et régula­risant la porosité du support et en facilitant ainsi, la mise en œuvre de la couche suivante. La pigmentation permet d’éviter l’appari­tion d’un contraste visuel sur un support de couleur différente. En cas d’insuffisances locales dans la couche de finition, la couche de fond permet d’éviter une pénétration d’humidité dans le support.

Couleur

Est la propriété qui différencie une teinte colorée : p. ex. jaune, rouge, vert bleu, d’une autre qui ne l’est pas (blanc, noir).

Courbe granulométrique

Définit la répartition des grains dans un mélange de particules fines, moyennes et grossières. D’une répartition définie de la courbe granulométrique, dépend la structure apparente du crépi.

Crépi de finition

Constitue la couche supérieure d’un système de crépissage ap­pliqué en une ou plusieurs couches successives. Selon la SIA 242 «Crépissages et travaux de plâtrerie» tous les crépis de finition (ainsi que tous les autres crépis possibles), sont à ranger dans l’une ou l’autre des catégories : crépis synthétiques, crépis sili­cone, crépis silicate ou crépis minéraux.

Crépi silicate

Lié au silicate de potasse, il contient une faible addition d’une ré­sine organique compatible et résistante aux alcalis. Cette addition stabilise le produit permettant ainsi, d’obtenir et de livrer un crépi prêt à l’emploi. Il s’obtient en versions ribé plein et crépi à la ta­loche. Le crépi silicate avec la nouvelle technologie MARMORAN SILCANOVA est livrable comme crépi ribé et taloche extérieur MARMORAN SILCANOVA, ainsi que sous forme de SILCANOVA teinté.

Crépi silicone

S’obtient par combinaison d’une émulsion aqueuse de résine sili­cone et d’une dispersion de polymères. Ce tout récent dévelop­pement présente comme avantage tout particulier, d’excellentes performances hydrofuges et simultanément une perméabilité à la vapeur d’eau très élevée. Le crépi silicone se distingue par une très rapide restitution de l’humidité après la pluie. Il peut s’appli­quer sur pratiquement tous les supports propres, solides et pré­parés conformément aux règles de l’art en la matière. Les crépis silicone MARMORAN se livrent sous la forme de crépis à la ta­loche, ribés pleins ou antiques.

Crépi strié

Crépi à la taloche

Crépi synthétique

Crépi synthétique
(Egalement dénommé crépi organique). Terme générique recou­vrant toutes les couches d’aspect granuleux et définies sous les spécifications SIA 242 / 1 «Travaux de crépissage et de plâtrerie». Tous les crépis de finition MARMORAN CARRARA pour l’intérieur ou l’extérieur répondent à cette définition. Ils s’obtiennent en gra­nulométries de 0,5 – 6 mm et en versions taloche ou ribé plein, ainsi que sous la forme d’antique fibreux ou pistolet à projeter.

Crépi taloche

Egalement désigné crépi strié, à virgules, ou négatif, le crépi ta­loche se distingue par les rayures causées par des «surgrains», roulant sous la taloche en provoquant volontairement des raies chargées d’un effet décoratif. Les crépis taloche s’obtiennent dans la gamme des MARMORAN CARRARA, silicone ou SILCANOVA, en version pour l’intérieur ou l’extérieur et en diverses granulomé­tries. Le crépi taloche se structure le plus souvent à la taloche plastique.

Crépis isolants

Crépis avec liants minéraux contenant des granulats légers, en règle générale des billes de polystyrène expansé (PSE). Ils sont li­vrés d’usine en sacs et ne nécessitent qu’un ajout d’eau de gâ­chage en vue de leur application. Les systèmes de crépis isolants s’emploient toujours en plusieurs couches successives (maxit therm 75, MARMORAN crépi d’égalisation isolant 78-E, couche de fond silicone et crépi de finition silicone).

Diffusion

Est l’action de transfert sous l’influence de concentrations, de dif­férences de température ou de pression et se déroulant sans au­tres intervention extérieures. De façon très générale, la diffusion est la mise en équilibre de diverses concentrations de gaz ou de liquides, par ex. d’une haute concentration en eau (air humide) vers une concentration plus faible (air sec). Epaisseur d’air équivalente à la diffusion Sd : alors que le coefficient de résistance à la diffusion µ d’un matériau ne se caractérise que par un chiffre, la résistance exacte à la diffusion, s’obtient par multiplication de l’épaisseur de chaque couche d’un matériau ou des différents composants d’une partie de construction. L’épaisseur de la couche équivalente s’obtient en multipliant le coefficient de résistance à la diffusion par l’épaisseur d de la couche exprimée en m. Sd = µ x d.

Diffusion de vapeur

Caractérise le transfert de vapeur, en règle générale «du côté chaud vers le côté froid», ou plus exactement, d’un lieu à pression de vapeur élevée, vers un lieu à plus basse pression.

Durcir, comportement au durcissement (faire prise, sécher)

Désigne simplement le passage de l’état liquide ou pâteux à l’état solide. Ceci peut se passer physiquement (p. ex. évaporation de l’eau), chimiquement (p. ex. par oxydation ou polymérisation) ou par voie chimique colloïdale (p. ex. par précipitation d’une disper­sion). Le matériel et la température du support, de même que l’hu­midité de l’air et la température ambiante influencent sensiblement la durée du durcissement. Les indications figurant dans nos fiches techniques se réfèrent à 20°C et 50% d’humidité relative.

Efflorescences

Formations salines plus ou moins visiblement cristallisées appa­raissant à la surface des matériaux de construction, sur les sur­faces crépies ou peintes. Les efflorescences ne peuvent par prin­cipe, survenir que sous l’action de l’eau. Ce peut être de l’humidité de construction, des remontées capillaires en provenance des ter­rains ou de l’humidité introduite par des fissures drainantes. Un moyen durable de contrer les efflorescences, n’est possible qu’en garantissant l’élimination totale des présences d’eau. De ce fait, les efflorescences ne peuvent être éliminées que par un brossage à sec – un lavage à l’eau ne ferait que les remettre en solution en les réactivant.

Enduisage, enduction

Recouvrement de finition, crépi de finition. Le liant est la partie fil­mogène, non volatile d’une substance couvrante, assume la liai­son des pigments et des charges de remplissage, tout en assu­rant l’adhérence au support.

Finition (couche)

La couche de finition a pour mission de protéger les couches in­férieures et de conférer à l’objet ainsi revêtu, les propriétés re­cherchées. Il peut s’agir d’une fine couche, comme par ex. une peinture, ou d’une couche plus épaisse, comme par ex. un crépi de plusieurs mm d’épaisseur.

Hydrofuger

Les peintures dispersion et les crépis destinés à l’extérieur doi­vent être rendus moins sensibles à l’action de l’eau. Par ajout de certains additifs qui durant le processus de séchage migrent en surface, il est possible de rendre hydrophobes ces produits, aptes ainsi à repousser la présence d’eau. De ce fait, l’eau de pluie ruis­selle en surface, sans y pénétrer.

Hydrophobe

(Refusant l’eau, du grec hudôr, eau, et phobein, détester). Notion qui désigne un produit ou une substance n’ayant aucune affinité pour l’eau, c-à-d. aucune tendance à s’y dissoudre, ni tendre à se mouiller.

Isolation extérieure (ou périphérique)

Egalement désignée «compacte» l’isolation extérieure et un mode de construction éprouvé et moderne, permettant l’obtention de va­leurs isolantes U très performantes. Le domaine d’utilisation est très vaste et satisfait aussi bien les besoins d’assainissement d’im­meubles anciens, que la réalisation d’ultraperformantes construc­tions Minergie-P. En Allemagne l’abréviation WDVS s’est généra­lisée pour Wärmedämmverbundsystem.

Isolation extérieure crépie

Egalement nommée isolation périphérique compacte.

Isolation thermique

L’isolation thermique des bâtiments est la plus importante des me­sures d’économie d’énergie en matière de chauffage et de refroi­dissement, ainsi qu’en vue d’une réduction des émissions, plus particulièrement du CO2, par les chaudières domestiques. Une iso­lation optimale et efficace ne peut pratiquement s’effectuer que par l’extérieur.

Isolation thermique compacte

Isolation extérieure (ou périphérique)

Micro-organismes

Terme générique recouvrant dans le domaine de la construction la présence d’algues, de champignons ou de lichens.

Normes SIA

Ouvrages de normalisation de la Société suisse des Ingénieurs et Architectes dans le domaine de la construction. Dans le domaine des travaux de crépissage, les publications suivantes font réfé­rences :
• SIA V 242/1 Crépissages et travaux de plâtrerie
• SIA 243 Isolation thermique extérieure recouverte d’un crépi
• SIA 2003 Crépis, enduits et systèmes de crépis et d’enduits d’assainissement.

Organique

L’adjectif «organique» désigne dans la nature les substances bio­logiques d’origine vivante. En chimie, ce sont toutes les combi­naisons carbonées et en médecine, se dit de tout ce qui contient des cellules vivantes.

Pigments

Ce sont des particules plus ou moins fines qui dans le matériau de revêtement sont pratiquement insolubles et sont utilisées en tant que colorants.

Point de rosée

Correspond à la température à laquelle un mélange de gaz et de vapeur est saturé, à savoir p. ex. un mélange d’air et de vapeur d’eau. Au-dessus du point de rosée de la condensation se forme. En cas de refroidissement sous une humidité relative de 100%, la vapeur d’eau se condense sous forme de rosée, de brouillard ou de givre.

Prolifération de champignons

Ne survient qu’en présence d’humidité et d’un substrat organique nourricier. L’amidon, la cellulose, le sucre, mais également les liants organiques comme les polymères dispersés, peuvent être victimes d’attaques fongiques. Les champignons n’ont pas néces­sairement besoin de lumière pour leur développement. De ce fait, ils prolifèrent également aussi bien dans les coins sombres des pièces humides, telles que cuisines, bains et douches. Les cham­pignons entrent dans la catégorie des micro-organismes.

Protection contre la pluie

Est l’une des principales fonction du revêtement d’une façade. L’humidité est l’ennemie No. 1 de toutes les façades et la raison principale des dégâts en tous genres.

Ribé plein

Le rendu apparent du crépi à l’état sec se caractérise par un as­pect d’une masse homogène, où chaque grain trouve sa place entre le plus fin et le plus grossier. La courbe granulométrique ré­gulière et progressive confère à la surface ainsi obtenue, une ap­parence continue homogène et calme. Une structure «positive» s’obtient par un frotté à la taloche de bois ou de polystyrène.

Riber

Structurer un crépi pâteux fraîchement appliqué sur un support en le frottant manuellement à l’aide d’une taloche en bois, plastique ou polystyrène, mais également avec un autre outil structurant. Du sens de frottement (verticalement, horizontalement, en tournant), dépend l’image structurelle recherchée.

SILCANOVA topdry

SILCANOVA topdry est une nouvelle technologie à base de gel de silice à nanoparticules. Les avantages comparativement aux crépis de silicate classiques sont une meilleure stabilité aux intempéries, l’absence de risque de décapage comme avec le verre soluble, choix de teintes pratiquement illimité et néanmoins pas de forma­tion de nuées. La perméabilité élevée à la vapeur d’eau et la sim­plicité de mise en œuvre sont d’autres propriétés favorables du SILCANOVA topdry.

Silicone, émulsion de résine

Les résines silicones s’articulent sur l’élément minéral silicium, sur lequel se fixent des atomes d’oxygène et de carbone. Ces résines forment des structures tridimensionnelles à hauts poids molécu­laires. Du point de vue chimique, elles sont à classer entre des composés purement minéraux (silicates de potasse) et d’autres purement organiques.

Thixotropie

Propriété que certains matériaux possèdent de se fluidifier sous l’action d’un cisaillement mécanique. La fluidité diminue en fonc­tion du temps. La consistance d’origine se retrouve à l’état reposé. Le phénomène est réversible en présence d’une thixotropie au­thentique.

Treillis d’armature

Treillis de fibres de verre. Par un traitement spécial, les fibres sont revêtues d’une couche de protection les rendant insensibles à l’ac­tion de l’eau et des alcalis. Ils sont indéformables en mouvements de placement. Ils se placent dans la partie supérieure de la couche de mortier utilisé en revêtement de la plaque isolante. Leur fonc­tion, est de reprendre les tensions subies par le système. L’ou­verture des mailles, la résistance au déchirement et le grammage sont déterminés en fonction de chaque système et en tenant compte de la nature de la masse d’enrobage.

Valeur de référence lumineuse

Exprime le degré de réflexion d’une certaine couleur entre noir = 0 et le blanc = 100. La valeur de référence lumineuse indique, dans quelle mesure la couleur en question est éloignée du point de blanc ou de noir dans sa luminosité. Ainsi, une teinte ayant une valeur de référence lumineuse de 85 est très claire. Conséquem­ment, une teinte avec une valeur de 15 est très sombre. A l’exté­rieur, les teintes foncées génèrent de plus grandes tensions sous l’action alternée de réchauffement, sous ensoleillement et de re­froidissement durant les heures nocturnes. Une teinte claire as­sure une faible charge thermique et un risque réduit de tensions susceptibles de générer des difficultés en façade. Ceci est parti­culièrement important avec une isolation périphérique. La valeur de référence lumineuse du crépi destiné à la recouvrir devrait être supérieure à 30. Attention : les valeurs de référence lumineuse peuvent varier auprès des porteurs de systèmes. Il existe en effet différentes méthodes de mesure qui ne peuvent pas être compa­rées 1:1.

Valeur k

Ancienne désignation pour le coefficient de transmission ther­mique. Aujourd’hui valeur U.

Valeur U

Coefficient de transmission thermique : (anciennement k). Indique la perméabilité thermique, respectivement la perte d’énergie d’une partie définie d’une construction. En vue de réduire la consom­mation d’énergie par des mesures d’isolation, il est indispensable d’atteindre une valeur U aussi faible que possible : plus la valeur U est faible, meilleure est l’isolation. Le coefficient de transmis­sion thermique U exprime la quantité d’énergie en W qui traverse durant une heure un m² d’une partie construite d’une épaisseur déterminée, sous une différence de température entre les couches d’air extérieur de 1 K (= 1°C).

Wärmedurchgangs koeffizient U

Siehe Valeur U